samedi 25 février 2012

Einstein on the Beach


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Einstein on the Beach Reviews and Opinions



2 internautes sur 2 ont trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
Une experience musicale etonnante, 8 juillet 2010
Par P. Saborit (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Einstein On The Beach (CD)
Je connaissais cette oeuvre pour l’avoir entendue il y a longtemps, je l’ai retrouvee avec plaisir. Assurez-vous d’aimer ou d’avoir envie de decouvrir la musique "minimaliste et repetitive" avant de faire cette acquisition, sinon, vous risquez de trouver le temps long : 3 CD, plus de trois heures d’ecoute !
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3 internautes sur 5 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Certainement la plus belle version de l’Opera le plus celèbre de Philip Glass, 5 août 2009
Par JRL (France) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Einstein On The Beach (CD)
Philip Glass est ne en 1937 à Baltimore, Maryland (USA). Il etudie la flûte au Conservatoire de musique de Peabody et entre, à l’age de dix-neuf ans, dans une formation acceleree à l’Universite de Chicago, où il etudie les mathematiques et la philosophie, où il decouvre le serialisme de Webern, et compose un trio pour cordes dans un style dodecaphonique. Il entre ensuite à la Juilliard School de New York, où le piano devient son instrument de predilection, et où il a comme professeurs Vincent Persichetti (1915-1987) et William Bergsma (1921-1994). Pendant l’ete 1960, il est elève de Darius Milhaud (1892-1974), et compose alors un Concerto pour violon. De 1964 à 1966, il vient à Paris etudier avec Nadia Boulanger (1887-1979), qui enseigne au Conservatoire americain de Fontainebleau. Ces annees passees à Paris auront une influence considerable sur ses oeuvres, comme il le dira en 1979 : « Les compositeurs que j’ai etudies avec Boulanger sont ceux dont je pense le plus grand bien - Bach et Mozart. » Glass decouvre egalement de nouvelles musiques dans les concerts donnes au Domaine Musical de Pierre Boulez (ne en 1925), mais il affirmera plus tard qu’elles ne lui donnaient « aucune excitation ». A la même epoque, il collabore avec Ravi Shankar (ne en 1920), sitariste et compositeur indien qui, de par les processus graduels et repetitifs typiques de la musique indienne, aura une grande influence sur la pensee musicale de Glass. Il participe en 1969 et 1970 à des creations d’oeuvres de Steve Reich (ne en 1936), mais des differences de point de vue l’amènent à former le « Philip Glass Ensemble », un orchestre compose d’instruments amplifies initialement limites aux claviers, saxophones, flûtes et sopranos. Si ses premières oeuvres etaient typiquement repetitives et minimalistes, elles ont subi par la suite une evolution stylistique considerable, l’aspect repetitif etant de moins en moins preponderant, et les formations instrumentales et vocales etant de plus en plus variees, ce qui va aboutir à l’ecriture de plusieurs Quatuors à cordes, Concertos, Symphonies, Operas et Ballets.
Parmi les oeuvres majeures qu’il a compose à ce jour, on peut noter, pour le « Philip Glass Ensemble », « Music in Fifths » (1969), Music in Similar Motion (1969), « Music with Changing Parts » (1970), « Music in Twelve Parts » (1974), « Glassworks » (1981), « A Descent Into the Maelstrom », base sur une histoire de Edgar Allan Poe (1986), Orion (2004), ou bien encore « Los Paisajes del Rio » (2008) ; il a par ailleurs ecrit, pour d’autres formations instrumentales, « One plus One » pour table amplifiee, « Two Pages » dediee à Steve Reich et « Metamorphosis » pour piano, « Songs and Poems » pour violoncelle seul, « In Again Out Again » et « Four Movements » pour deux pianos, « Love Divided By » et « Taoist Sacred Dance » et une Sonate pour flûte et piano, « Head On » pour Trio avec piano, six Quatuors à cordes et « Dracula » pour quatuor à cordes, ou piano et quatuor à cordes, un Quatuor pour saxophones, un Sextuor à cordes, « Music from The Screens », « Music in Similar Motion » et un « Concerto Grosso » pour ensemble de chambre, « Phaedra » pour orchestre à cordes et percussions, « Hydrogen Jukebox » pour voix et ensemble, sur un livret d’Allen Ginsberg, « Book of Longing » pour voix solos et ensemble de chambre, sur des textes de Leonard Cohen, deux Concertos pour piano, un Concerto pour clavecin, deux Concertos pour violon, un Concerto pour violoncelle, un Concerto pour quatuor de saxophones et orchestre, une Fantaisie concertante pour deux timbales et orchestre, « The Light » et « The Canyon » pour orchestre, huit Symphonies, « Itaipu » et « The Passion of Ramakrishna » pour choeur et orchestre, plusieurs Operas, dont « Einstein on the Beach », « Satyagraha », « Akhnaten », « Galileo Galilei » ou « Appomattox », « The Witches of Venice », Opera-ballet pour enfants, « Waiting for the Barbarians » pour voix, choeur et orchestre, base sur la nouvelle eponyme de John Maxwell Coetzee, « Three Songs » pour choeur a cappella, sur des textes de Leonard Cohen, d’Octavio Paz et de Raymond Levesque, ainsi que de nombreuses musiques de film.
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vendredi 24 février 2012

Tchaikovsky : Symphonies n° 1 ? 6


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Tchaikovsky : Symphonies n° 1 ? 6 Reviews and Opinions



22 internautes sur 22 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Une integrale exeptionnelle, 3 juillet 2005
Par Un client
Ce commentaire fait reference à cette edition : Tchaikovsky : Symphonies n° 1 à 6 (CD)
L’enregistrement par Dorati sous le label Mercury des 3 premières symphonies etait repute. Je ne le connaissais pas, et ai pris pour point de comparaison mes references personnelles pour la 1ère symphonie "Reves d’Hiver"; J’ai decouvert une autre interpretation, très personnelle, superbe, que j’ai rangee parmis mes favorites (Tilson Thomas, Jansons). Je dois avouer que j’ai surtout ete impressionne par le tryptique 4,5 et 6. Une très belle 4eme,une 5eme exceptionnelle (bien superieure à Bernstein, Gergiev, Abbado...), une sixième au niveau des très grandes versions (Mravinski, Fricsay).Dorati fait figure de reference pour ses interpretations des ballets de Tchaikovsky. Sa vision des symphonies est à la hauteuir de cette reputation.
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5.0 etoiles sur 5
A posseder, 1 juillet 2011
Par Henrard "ivan henrard" (france) - Voir tous mes commentaires(TOP 50 COMMENTATEURS)
  
(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Tchaikovsky : Symphonies n° 1 à 6 (CD)
Antal Dorti, chef d’orchestre hongrois naturalise americain (en 1947), ne le 9 avril 1906 à Budapest et decede le 13 novembre 1988, est, avec Neville Marriner et Herbert von Karajan, l’un des chefs qui compte une des discographies les plus considerables, plus de 600 enregistrements avec les plus grands orchestres americains et europeens.
Ses enregistrements des ballets ou des symphonies de Tchaikovski font toujours autorite, tout comme ses Bartok ou ses Rachmaninov. Il est egalement le premier à avoir enregistre l’integrale des 104 symphonies de Joseph Haydn ainsi que ses operas.
Au milieu des annees 1950, il participe à la revolution des enregistrements stereo avec les baleets de Tchaikovsky et la firme Mercury.
Au debut des annees 60, il grave cette integrale des symphonies de Tchaikovsky, toujours avec Mercury, dont la captation sonore est spectaculaire, et qui vaut largement celles realisees aujourd’hui. De ce point de vue là, cette sonorite sauvage et percutante vous ravira les oreilles, d’autant qu’elle sied à merveille à la musique de Tchaikovsky souvent interpretee de façon sirupeuse et manieree.
Ce côte slave rugueux et tourmente se retrouve tout au long de l’integrale.
Les symphonies 1, 2, et 3, souvent delaissees, sont ici de veritables mets de choix sublimees par Dorati.
Ainsi la symphonie N°2 "petite Russie" qui en langage affectueux designe l’Ukraine contient des thèmes du folklore ukrainien que Tchaikovsky puisa alors qu’il y sejournait à la fin des annees 1870. Ces thèmes sont sauvages, farouches et non "mignons" comme parfois entendus.
La symphonie N°3 est la seule des symphonies de Tchaïkovski à posseder cinq mouvements au lieu de quatre. Outre un mouvement en forme de valse (pas du tout de salon), elle se caracterise par son mouvement en forme de "Polaca", polonaise typique.
Les fameuses 4ème, 5eme et 6ème sont au niveau d’un Mravinski, Gergiev ou Svetlanov, dans un style et une sonorite bien particulière qui colle veritablement à Dorati. Les mouvements pathetiques sont dechirants, les valses inquietantes et viriles, bref loin du côte parfois emprunte et galant qui plombe la musique de Tchaikovski.
Dans la N°5, Dorati montre bien le changement qui s’effectue dans la methode de composition de Tchaïkovski: elle s’inscrit maintenant davantage dans la tradition austro germanique du genre de la symphonie plutôt que de la fougue slave.
La N°6 pathetique, surnommee ainsi car Tchikovsky pleura beaucoup en la composant, dediee à son defunt neveu qu’il adorait, veritable testament du musicien (sa mort quelques jours après avoir dirige la creation de cette symphonie, fit courir la rumeur qu’il y avait, comme Mozart, compose son propre requiem. La citation de la messe pour les morts de l’Eglise orthodoxe dans le premier mouvement est un des elements qui appuient cette thèse), atteint ici une dimension tragique et des sonorites particulièrement poignantes.
Je recommande particulièrement cette integrale rare à trouver mais qui vous mènera vers des sommets.
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Howard Hanson conducts American Masterworks


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Howard Hanson conducts American Masterworks Reviews and Opinions



6 internautes sur 6 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Tout le stock doit disparaître !!!!, 19 novembre 2007
Par claude toon "Juge ou avocat " (paris) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
(TESTEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Howard Hanson Dirige Les chefs-d’oeuvre americains (CD)
Cette anthologie est absolument INDISPENSABLE à tout melomane un tant soit peu eclectique.
La musique du 20ème siècle au USA est souvent connue à juste titre à travers Gerswhin, Bernstein ou un peu hors sujet car associee à une celebrissime Symphonie « du nouveau monde » composee par un Dvorak... tchèque en villegiature.
Legion de compositeurs ont propose dès la fin du 19ème une approche assez differente des tendances savantes et de mise en Europe et surtout d’une coupure nette après le second conflit mondial entre le public et les compositeurs ; ainsi l’ecole Boulez et ses disciples privilegient la mathematique solfègique à l’emotion de l’auditeur et cette dictature est souvent dommageable pour l’interêt que pourrait porter un grand nombre envers la musique symphonique de notre temps.
Ces clivages n’existant pas ou peu outre atlantique entre musique populaire, savante, jazz et surtout la musique pour l’industrie phare et gourmande de partitions originales : le cinema dès 1929 ; ont permis l’eclosion de styles forts divers dont ce coffret en est l’illustration parfaite et complète.
Si les termes : ballet, symphonie, fantaisie, etc. demeurent, la joie de vivre, la danse, l’evocation impressionniste des espaces et villes americaines, sont tout à fait accessibles à nos oreilles independamment des theories musicales utilisees comme des outils de composition et non à des fins en soi pouvant conduire souvent à l’ennui.
Le choix des oeuvres enregistres par Howard Hanson (compositeur et reference dans ce genre) avec SON orchestre nous promène à travers 5CD genereux de la loufoquerie d’un Charles Ives (Three Places in New England) à l’interrogation spirituelle (mais pas trop) des Spirituals pour Orchestre (il y en a aussi pour cordes) de Morton Gould.
La plupart des noms nous sont au depart inconnus (sauf Barber à cause d’un adagio sympa mais rabâche jusqu’à l’usure - pas dans le coffret - Ouf ! j’en ai dejà au moins 5 versions dont une par S. Celibidache, c’est tout dire :o)).
Ce coffret permet ainsi de decouvrir des pièces souvent courtes, extraordinairement vivantes et festives, et pas uniquement la tête entre les mains, loin de là ; pas plus anti-deprimante comme ambiance !!!
Les enregistrements datent de 1957 - 1960, epoque où Mercury maîtrisait avec brio la stereophonie avec 3 micros et, loin d’être date le son est d’une transparence et d’une dynamique inouïes même si l’espace sonore peut paraître un rien « discographique. »
Bref à ce prix..... une reedition totalement justifiee car sans aucun equivalent pour sortir du train-train.
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Das Rheingold


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Das Rheingold Reviews and Opinions



4.0 etoiles sur 5
Karajan relit L’Or du Rhin, 10 août 2011
Par earthlingonfire - Voir tous mes commentaires(TESTEURS)
  
(TOP 50 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : L’Or du Rhin (CD)
Cet Or du Rhin est le deuxième volet enregistre par Karajan dans le cadre de sa Tetralogie de studio. On perçoit très vite les buts de Karajan : clarte et fluidite. Par clarte il ne faut pas seulement entendre lisibilite de la polyphonie mais aussi luminosite. Par la transparence orchestrale et le mise à niveau entre l’orchestre et les voix, Karajan tourne le dos à Bayreuth et à sa fosse qui fond la matière orchestrale et permet aux voix de depasser la nomenclature wagnerienne (et tetralogique en particulier).
La reussite dans les termes poses par le chef n’est pas contestable, mais on ne peut pas eviter de relever (en particulier dans une dernière scène qui, plus d’une fois, semble ne plus avancer) des tensions, voire des inconsequences, dans la demarche : le style adopte est-il au service de l’action theâtrale dans laquelle la musique serait subsumee, en permettant une fusion du chant et de la parole, ou bien d’une pure demonstration de virtuosite orchestrale L’equivoque ne sera jamais deffinitivement levee, ni ici ni dans les volets suivants de la Tetralogie. On comprend que le chef ait fait un enjeu particulier de l’Or du Rhin : avec son action continue en quatre scènes enchaînees et sa profusion de personnages où aucun protagoniste ne ressort exagerement, le recit en soi l’emportant sur les numeros de vedettes, c’etait l’occasion de demontrer son talent à tisser une moire orchestrale avec incrustation de voix et sans coutures visibles. Mais il cherche des occasions de mettre en valeur ses Berliner Philharmoniker, quitte à contredire son projet.
Autre fait marquant de cet enregistrement, Karajan est un des premiers à prendre acte et à tenter de tirer parti du declin des grands formats vocaux wagneriens (et même en fait à l’anticiper, puisqu’il n’en etait alors qu’à ses debuts). La recette tient en deux points et a fait ecole : des premiers rôles n’ayant pas les moyens de s’imposer par la pure presence physique et massive de la voix compensent par un surcroît de finesse ; la disparition des monstres sacres conduit à un comblement de l’ecart entre premiers et seconds rôles (surtout dans les enregsitrements en studio où il est un peu moins difficile de s’offrir un "nom" pour un rôle court) et par là à un approfondissement de la lecture de l’ouvrage par le maître d’½uvre, chef d’orchestre ou metteur en scène.
Cela nous donne une première scène eblouissante, avec de superbes Filles du Rhin ; un couple de Nibelungen enfin equilibre, où un Mime d’anthologie (Erwin Wohlfahrt) n’a pas à hurler pour se mettre au niveau d’un Alberich (Zoltan Kelemen, probablement le meilleur interprète du rôle après Habich, Neidlinger et Andersson) au timbre corse mais pas tonitruant ; une bien meilleure Fricka (Josephine Veasey) que la plupart de celles entendues dans les temoignages du Neues Bayreuth ; des geants (Talvela et Ridderbusch) dignes de leurs plus grands devanciers. Wotan ne peut qu’être traite à part, puisqu’il s’agit de Dietrich Fischer-Dieskau, le rôle etant tenu par Thomas Stewart dans La Walkyrie et Siegfried. Première remarque : il ne s’agit pas exactement d’une experience envisagee en debut de parcours et abandonnee une fois ses limites atteintes, puisque l’Or du Rhin a ete enregistre entre La Walkyrie et Siegfried. Il est clair que cette prise de rôle n’etait possible que dans le cadre precis du Rheingold. La couleur, la personnalite, ne sont en rien celles de Wotan, mais le resultat propose une piste interpretative digne d’interêt : celle de la dissymetrie entre un Alberich au premier degre, vraiment amoureux de son or et de son anneau, et un Wotan factice, trop inconsistant pour s’attacher durablement à un objet.
La prise de son, enfin, est assez decevante sur les voix, en particulier les tenors et les bartyons (cela vient-il de l’acoustique de la Jesus-Christus-Kirche ou des options techniques des ingenieurs ) : timbres deformes par une coloration "electronique" qui amincit le registre median et voile l’aigu.
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5 internautes sur 8 ont trouve ce commentaire utile :
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"L’Or du Rhin" : prologue essentiel de la "Tetralogie" de Richard Wagner, 12 juin 2007
Par Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : L’Or du Rhin (CD)
Depuis l’annee 1844, Richard Wagner etudiait de près les sources germaniques et scandinaves de la fameuse legende de "Siegfried". Le 4 octobre 1848, il redigea un synopsis actanciel du "Mythe des Nibelungen comme projet de drame", qui fut suivi un peu moins deux mois plus tard (le 28 novembre 1848) d’un poème d’opera, "La Mort de Siegfried", germe de sa future "Tetralogie", "L’Anneau du Nibelung". Le 15 decembre 1852, Richard Wagner acheva totalement son poème du "Ring" ; la composition musicale de la "Tetralogie", telle qu’elle existe sous sa forme actuelle (le prologue operatique "L’Or du Rhin" et les trois operas suivants "La Walkyrie", "Siegfried" et "Le Crepuscule des Dieux"), s’echelonna quant à elle sur vingt-et-un ans de travail, et sera definitivement conclue le 21 novembre 1874. Dans la genèse de cette grandiose fresque sonore, l’opera "L’Or du Rhin" en est donc le prologue, mais il a ete conçu le dernier. En 1864, Richard Wagner gagna la protection du roi Louis II de Bavière et obtint un contrat de trente mille florins sur sa future "Tetralogie", dont plus de la moitie furent verses seance tenante. Cinq ans plus tard, le roi n’en put plus d’attendre et ordonna de produire à Munich les deux premiers volets du cycle. Bien qu’une telle representation partielle fut contraire au principe de l’oeuvre, Richard Wagner ne fut pas en mesure de s’y opposer et donna son consentement, en choisissant lui-même le metteur en scène (Reinhard Hallwachs), le regisseur (Karl Brandt), et le chef d’orchestre (Hans Richter). Les preparatifs de la creation furent troubles par l’incompetence de l’intendant du "Königliches Hof - und National Theater" de Munich ; un chef d’orchestre plus "docile" aux exigences du roi remplaça Hans Richter (Franz Wüllner). La creation de "L’Or du Rhin" eut lieu dans ce même theâtre munichois, le 22 septembre 1869.
La demarche de la pensee du compositeur fut ainsi conforme au tracas qu’il avait de vouloir exprimer le "purement humain" et de remonter aux sources primordiales permettant d’atteindre d’une façon intuitive et sensible la quintessence des êtres et des choses. Selon la volonte de Richard Wagner, les quatres operas formant "L’Anneau du Nibelung" doivent se jouer en quatre soirees consecutives ; le prologue "L’Or du Rhin" est le plus important des quatre operas, qui permet une comprehension maximale de l’ensemble, car les trois autres operas ne sont que le developpement des embryons contenus dans "L’Or du Rhin" et la consequence des actes dont il informe l’auditeur. Le premier tableau de "L’Or du Rhin" installe les elements dialectiques du drame dans l’opposition fondamentale de la vie emotionnelle et de la volonte de puissance. Les protagonistes du drame integral sont dejà nettement definis dans "L’Or du Rhin" ; leur psychologie, les tendances qu’ils revèlent, les buts qu’ils poursuivent, laissent entrevoir sans ambiguite l’evolution ulterieure du drame et la nature des divers conflits qui vont surgir. Cette exposition prealable est egalement amplifiee par la matière thematique de la partition. Les musicologues ont souvent designe sous le nom d’"Ur-Melodie" la pedale de mi bemol des cent trente-six mesures du prelude et la melodie qui emerge peu à peu des abysses de l’orchestre. Effectivement, c’est la creation d’un monde qu’elle evoque, mais les autres thèmes ne sont pas moins significatifs ; leur connaissance est indispensable puisqu’ils accompagnent le drame au cours des trois "journees" suivantes en soulignant par leur rappel la continuite de l’action, en laissant presager aussi ce que le dialogue ne dit pas clairement. Le sens philosophique de la "Tetralogie" se dessine donc dejà très nettement dans le prologue et permet de pressentir l’apotheose redemptrice au-delà du conflit qui s’esquisse entre la toute-puissance de l’or et l’amour, entre les forces irreductiblement antagonistes du materialisme de la vie spirituelle. L’auditeur retrouve dans ces thèmes philosophiques les idees primordiales du romantisme allemand en general sur la vie et la mort, sur la destinee humaine et la valeur trompeuse de l’action.
Voici l’argument de "L’Or du Rhin", prologue essentiel de la "Tetralogie" de Richard Wagner. Les trois "filles du Rhin", Woglinde, Wellgunde et Flosshilde jouent sur le lit du fleuve. Alberich, un nain de Nibelung, surgit et fait la cour aux trois soeurs, qui repoussent ses avances. Mais soudain, Alberich remarque un eclat dore qui provient d’un rocher mitoyen. Les trois soeurs lui disent qu’il s’agit de l’or du Rhin, que leur père leur a dit de garder precieusement : celui qui renonce à l’amour peut en faire un anneau magique, qui permettra à son porteur de regner sur le monde. Aigri par les moqueries des trois soeurs à son egard, Alberich maudit l’amour, arrache l’or du recif et s’en empare. Wotan, souverain des dieux germaniques, est endormi au sommet d’une montagne avec son epouse Fricka. Cette dernière s’eveille et aperçoit un majestueux château derrière eux. Elle reveille Wotan et lui montre que leur nouvelle demeure est enfin accomplie. Ce sont les geants Fafner et Fasolt, deux frères, qui erigèrent le château ; en echange, Wotan leur a promis la deesse de la jeunesse Freia, soeur de Fricka. Mais Wotan est convaincu qu’il n’aura pas à donner Freia aux geants. Lorsque Fafner et Fasolt arrivent pour reclamer leur "salaire", Donner, dieu du tonnerre, et Froh, le dieu du printemps, surgissent pour defendre leur soeur Freia ; mais Wotan les stoppent, car ils ne peuvent pas arrêter les geants par la force. Wotan avoue alors son arrangement. Loge, le dieu du feu, apparaît : Wotan a place tous ses espoirs dans le fait que Loge puisse trouver un moyen ruse de tourner l’affaire à son avantage. Loge explique aux geants l’acte commis par le nain, en sous-entendant qu’ils peuvent voler l’anneau magique à Alberich. Fafner demande alors comme salaire le puissant anneau à la place de Freia. Les geants disparaissent, emmenant avec eux Freia en otage (les pommes d’or que cultivaient Freia gardaient les dieux eternellement jeunes ; avec son absence, ils commencent donc à vieillir et à s’affaiblir). Pour recouvrer la liberte de Freia, Wotan est contraint de suivre Loge sous terre, à la poursuite de l’anneau. En Nibelheim, Alberich, grâce à son nouveau pouvoir, a asservi le reste des nains et a oblige son frère Mime, habile forgeron, à creer un heaume magique : le Tarnhelm, qui permet de rendre invisible celui qui le porte. Lorsque Wotan et Loge se presentent devant Alberich, celui-ci se vante de ses plans pour dominer le monde. Loge le piège en lui faisant montrer la magie de son heaume, en le forçant à se transformer en dragon et en crapaud. Les dieux s’emparent alors de lui et l’amènent à la surface. Arrives au sommet de la montagne, Wotan et Loge contraignent Alberich à echanger sa richesse contre sa liberte. Ils detachent sa main droite, et le nain utilise l’anneau pour appeler ses esclaves afin qu’ils lui apportent l’or. Enfin, Wotan lui reclame de ceder l’anneau : evidemment, le nain refuse, mais Wotan lui arrache de force de son doigt pour le placer sur le sien. Alberich, aneanti par sa perte, maudit l’anneau avant de partir : quiconque le possèdera ne recevra que le malheur et la mort. Fricka, Donner et Froh arrivent et sont accueillis par Wotan et Loge, qui leur montrent que l’or va servir à racheter Freia. Fafner et Fasolt reviennent, gardant Freia. Reticent à relâcher Freia, Fasolt declare qu’il doit y avoir assez d’or pour la cacher de ses yeux. Les dieux entassent l’or sur Freia, mais Fasolt decouvre une fente dans l’or et demande à Wotan de retirer l’anneau magique pour boucher le trou. Wotan refuse. Tout à coup, Erda, la deesse de la terre, apparaît depuis le sol. Elle previent Wotan de la fatalite imminente et l’exhorte à eviter l’anneau maudit. Wotan, docile, cède l’anneau et libère ainsi Freia. Les geants se disputent au sujet de l’anneau ; Fafner assomme à mort son frère Fasolt et s’enfuit avec le butin. Finalement, les dieux preparent leur entree dans leur nouvelle demeure. Donner invoque un orage pour nettoyer l’air. Après la tempête, Froh cree un arc-en-ciel qui s’etire jusqu’au seuil du château. Wotan nomme le château "Walhalla" ; Fricka le questionne au sujet de ce nom, mais son epoux lui repond que la signification sera devoilee plus tard. Loge, qui sait que la fin des dieux est proche, hesite à suivre les autres dans le Walhalla ; en-dessous, les "filles du Rhin" pleurent la perte de leur or.
C’est donc Richard Wagner lui-même qui redigea le livret. Il est bon de rappeller que ce prologue de la "Tetralogie" ne comporte pas de choeurs.
L’interpretation d’Herbert von Karajan, enregistree en studio en 1967, fut une veritable revolution pour l’epoque, car le chef autrichien soumis cet opera au traitement intime de l’orchestre de chambre (pupitres decharges, fondu quasi instrumental des voix dans le feutre de l’orchestre...). Celà permis de trouver une nouvelle dimension, plus humaine et plus directement emouvante, que les precedentes versions de chefs d’orchestre et chanteurs divers, plus "massives" et plus "pesantes". Herbert von Karajan avait dirige auparavant trois integrales de la "Tetralogie" de Richard Wagner : à Aix-la-Chapelle en 1937, à Bayreuth en 1951, et à Vienne en 1960. Ici, dans cette ultime gravure, son orchestre philharmonique de Berlin est donc "allege", mais non moins somptueux : la prise de son aidant (bien qu’un rien vetuste dans les "tutti" des instruments à cordes), chaque pupitre est mis en valeur avec une subtilite une psychologie infinies. Les instruments à cuivre notamment (trompettes, cors, trombones) sont exceptionnels, très charnus et très luxuriants. Les hautbois et cor anglais sont aussi exquis : très fruites et très "pastels". Herbert von Karajan arrive avec une intelligence qui n’appartenait qu’à lui à discerner à la perfection la psychologie de chaque personnage, en lui offrant l’accompagnement orchestral adequat. Dietrich Fischer-Dieskau possède une voix très autoritaire, mais paradoxalement très "calme" ; il arrive à se contenir, ce qui laisse une legère impression d’inaboutissement et d’expedition dans sa prise de rôle ; il offre une version trop "intellectuelle", moins operatique que ses compères. D’ailleurs, pour les trois operas suivants, Herbert von Karajan choisit un autre baryton pour incarner Wotan, Thomas Stewart. Malgre cela, Dietrich Fischer-Dieskau arrive à poser ses graves d’une manière admirable. Robert Kerns a une voix un rien moins puissante et assuree que son confrère Dietrich Fischer-Dieskau, mais est paradoxalement très credible en Donner, très convaincant et implique pour sauver sa soeur Freia. Le tenor Donald Grobe est lui parfait dans le rôle de Froh, sa très jolie voix avec ses aigus profonds et haut perches lui permet à lui aussi d’être très convaincant et implique pour sauver sa soeur Freia. Gerhard Stolze est un Loge plus vrai que nature ; ses intonations bourrees d’humour et très sarcastiques demontrent une très bonne prise de rôle theâtrale. La basse finlandaise Martti Talvela incarne un Fasolt très probant, donnant grâce à sa voix très profonde et assez rauque une envergure theâtrale à son personnage très forte ; un rien plus forte que son frère Fafner incarne par la basse Karl Ridderbusch, qui possède une tessiture un rien moins grave mais bien assuree et posee. Le baryton hongrois Zoltan Kelemen campe un des meilleurs Alberich jamais chantes ni enregistres. Avec un charisme et une presence incroyables, il offre à son personnage une monstruosite hors du commun. Pour les puristes ou les oreilles avisees, l’accent hongrois du baryton est assez perceptible dans sa prononciation de l’allemand. Mais ce detail rajoute une menue pincee d’exotisme qui "humanise" le nain-demon Alberich. Le tenor Erwin Wohlfahrt est un Mime credible en nain martyr ; son timbre de voix est agreable à ecouter. La mezzo-soprano Josephine Veasey possede une autorite naturelle qui se ressent bien dans sa voix ; sa Fricka arriverait presque à faire plier son Wotan de mari. Mais elle est très attachee à lui, ainsi qu’à sa soeur Freia, et celà se ressent. Simone Mengelsdorff interprète quant à elle le rôle de Freia avec une conviction touchante : ses peurs et frayeurs, lorsqu’elle est sur le point d’être enlevee par les geants sont très palpables. Sa voix de soprano est très operatique et sa prise de rôle très theâtrale. Dans le court rôle de la deesse Erda, la contralto Oralia Dominguez est moins convaincante car sa voix paraît usee ; mais, mine de rien, la "deesse-mère" arrive encore à être ecoutee, la preuve, Wotan cède l’anneau... Les "filles du Rhin", chantees par les sopranos Helen Donath et Edda Moser et la mezzo-soprano Anna Reynolds sont dominees par la prestance vocale de cette dernière. A noter que le rôle de Wellgunde est conçu à l’origine pour une voix de mezzo-soprano, mais la soprano Edda Moser parvient correctement au bout de sa tâche.
L’auditeur attendra avec une impatience grandissante la suite de la "Tetralogie" de Richard Wagner, par les mêmes (ou presque) interprètes. L’enregistrement integral de cet "Anneau du Nibelung" est une eternelle reference, seulement egalee par la version de l’orchestre du Festival de Bayreuth dirige en 1953 par Clemens Krauss, avec Hans Hotter dans le rôle de Wotan, Gustav Neidlinger dans celui d’Alberich et Ira Malaniuk dans celui de Fricka.
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jeudi 23 février 2012

Brahms - Interprétations comparées des 4 Symphonies - livret de 96 pages (Coll. Andante)


Prix : EUR 35,75
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Brahms - Interprétations comparées des 4 Symphonies - livret de 96 pages (Coll. Andante) Reviews and Opinions



23 internautes sur 24 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
En route pour un voyage dans un autre monde, 21 septembre 2004
Par R. MONTET "regmon" - Voir tous mes commentaires(TOP 1000 COMMENTATEURS)
  
(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Brahms - Interpretations comparees des 4 Symphonies - livret de 96 pages (Coll. Andante) (CD)
Ce passionnant coffret permet de decouvrir un Brahms leger, clair, soyeux dans des sonorites d’orchestre que l’on ne peut même pas soupçonner, le tout dans un excellent report de 78t ou bandes de32 à 45.Chaque symphonie est mise en regard d’elle même par deux interpretations qui permettent de mettre en lumière les options differentes voire opposees des chefs.C’est aussi l’occasion de decouvrir des chefs formes au 19 ième siècle en plein post romantisme et nourris à l’interpretation des compositeurs chefs d’orchestre et de leur chefs attitres.Globalement ce sont un veritable choc et une revelation d’entendre ce Brahms quand on a l’approche par les lectures de Klemperer à Wand en passant par Abbado, Dohnanyi,...Toutes les lectures de ce coffret sont magiques et envoutantes. Quels que soient les tempi, le rythme est present soutenu et constamment relance par des contrebasses bien presentes. Les cordes sont soyeuses, les bois poetiques et les cuivres fusionnent avec le reste de l’orchestre (en restant audible) au lieu de l’ecraser. Bref le bonheur!Ainsi une 3ième de Walter avec Vienne unique (se procurer ses enregistrements avant sa fuite d’Europe, Mahler et Wagner naxos), une 1ière de Toscanini rigoureuse mais d’où la poesie n’est pas exclue, des 4ièmes magnifiques de Sabata et Weingartner où le final peut surprendre. Monteux et Mengelberg donnent egalement des lectures qui pourraient se suffire à elles mêmes surtout dans le cas d’Amsterdam (cordes, rythmes, glissandi, accents).Enfin Furt nous livre un final d’enfer dans la 2ième, sans doute la pression du contexte en janvier 45.A recommander sans reserves à tous les Brahmsiens, collectionneurs, melomanes, à ceux qui s’interessent aux grands Chefs de la première moitie du 20ième siècle, à l’histoire de la direction d’orchestre... à tous ceux qui privilegient l’emotion plutôt que le son et le spectaculaire et à tous les deçus qui ne trouvent en Brahms que Wagnerisme, lourdeur et manque de rythme, de vie et de poesie.
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Sibelius / Elgar - Symphonie n°2 / Enigma variations Opus 36


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Sibelius / Elgar - Symphonie n°2 / Enigma variations Opus 36 Reviews and Opinions



5.0 etoiles sur 5
« La raison, c’est l’intelligence en exercice ; l’imagination c’est l’intelligence en erection » (Victor Hugo), 31 mars 2009
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Sibelius / Elgar - Symphonie n°2 / Enigma variations Opus 36 (CD)
Dans cet enregistrement de 1959, Pierre Monteux discipline les elans romantiques de la Symphonie n°2 et en propose une narration qui tend à l’objectivite, à force d’intelligence.
Ce regard lucide, la clarte rythmique qui en decoule, combattent toute effusion (dans l’Allegretto, la regularite de la pulsation des cordes en devient obsedante par son caractère incantatoire) et confèrent à l’Andante une eloquence inamovible, tendue mais sans vehemence, sans abus du rubato : voilà une approche radicalement differente de la theâtralite de Barbirolli à New York (1940, reedite par Dutton) ou du dramatisme incandescent de Koussevitzki à Boston (1935 et 1950).
L’interpretation deroule le Scherzo avec fluidite et legèrete, puis incarcère le Finale dans une imparable logique directionnelle, imposant la ligne droite comme echappee de l’energie tangentielle qu’organise l’effet rythmique circonvolutoire de la partition.
Depourvue de sentimentalisme, l’animation agogique captive à chaque instant, même si l’on regrette que la dilatation des volumes sonores ne manifeste une dynamique plus finement nuancee.
Quelques mois auparavant, en juin 1958 au Kingsway Hall, Monteux gravait un des temoignages les plus fascinants de sa discographie, hautement representatif de son art : cette lecture cursive et limpide des "Enigma Variations" peaufine à la touche chacun des portraits qu’elle recree comme par intuition spontanee, les liberant de la caracterisation apprêtee qui les guinde sous la plupart des autres baguettes.
Et l’orchestre londonien suit instantanement les intentions du chef moustachu, avec une virtuosite qui rayonne conjointement de perspicacite et de sensibilite : une veritable alchimie de l’elegance.
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Douze Notations / Third Piano Sonata


Prix : EUR 48,31
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Douze Notations / Third Piano Sonata Reviews and Opinions



1 internaute sur 1 a trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Sans doute, la version de reference de la Sonate de Barraque, et une remarquable interpretation de la Sonate N° 3 de Boulez, 5 mai 2009
Par JRL (France) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Douze Notations / Third Piano Sonata (CD)
Pierre Boulez est ne à Montbrison (Loire) en 1925. En 1942, il est l’elève d’Andree Vaurabourg (1894-1980) et d’Olivier Messiaen (1908-1992) au Conservatoire de Paris, qu’il quitte avec fracas pour aller etudier le serialisme avec Rene Leibowitz (1913-1972), avec lequel il se brouille egalement. En 1969, il fonde « l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique » (IRCAM), qu’il dirige jusqu’en 1991. En 1976, il prend egalement en charge l’Ensemble intercontemporain. Boulez est par ailleurs particulièrement connu pour ses interpretations du repertoire du debut du vingtième siècle. Parmi les oeuvres qu’il a ecrit à ce jour, on peut en particulier noter la Sonatine pour flûte et piano (1946), trois Sonates pour piano (1946, 1948, 1957), « Structures » pour deux pianos (1949-1961), un Quatuor à cordes, ou « Livre pour quatuor » (1949), « Le soleil des eaux » (1950-1965) pour voix et orchestre et « Le Marteau sans maître » (1954) pour voix et cinq instruments, sur des poèmes de Rene Char, « Pli selon pli » (1957-1962, revise 1989) pour soprano et orchestre, sur des poèmes de Stephane Mallarme, « Domaines » (1968), « Cummings ist der Dichter » (1970) pour choeur et orchestre, « ...explosante/fixe... » (1972-1993) à la memoire d’Igor Stravinsky, « Rituel in memoriam Bruno Maderna » (1975), « Repons » (1981-1988) pour six solistes, orchestre et dispositif electronique, ou bien encore « Derive I » pour six instruments (1984) et « Derive II » pour onze instruments (1988-2006).
Jean Barraque est ne en 1928 à Puteaux (Hauts-de-Seine). Il a ete elève de Jean Langlais (1907-1991) et d’Olivier Messiaen. De 1951 à 1954, il collabore avec le Groupe de Recherches Musicales dans le studio de musique electronique de la RTF fonde par Pierre Schaeffer (1910-1995). Il a ete un proche du philosophe Michel Foucault. Parmi ses ½uvres majeures, on peut noter sa Sonate pour piano (1950), « Étude de musique concrète » (1954), « Le Temps restitue » pour soprano, ch½ur et orchestre (1957-1968), un Concerto pour clarinette, vibraphone et six formations instrumentales (1962-1968), ou bien encore « Hymnes à Plotia » I et II, pour quatuor à cordes et piano (1973). Il est mort en 1973 à Paris.
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