samedi 24 septembre 2011

Symphonies Nos. 5, 6 + 8


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Symphonies Nos. 5, 6 + 8 Reviews and Opinions



5.0 etoiles sur 5
Le jeune Maazel dirige Schubert à Berlin : net, solide et clair, 6 octobre 2009
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Symphonies Nos. 5, 6 + 8 (CD)
Certains des premiers microsillons graves par Lorin Maazel pour DG avec le Berliner Philharmoniker irritèrent en raison d’une recherche outrancière de l’effet, notamment sa Cinquième de Beethoven de 1958.
La quasi integrale des Symphonies de Schubert montrait ensuite le chef à son meilleur : aisance de la conception, formidable clarte contrapuntique, fermete de la conduite melodique, elan rythmique des allegros... Toutes qualites qui parachèvent une Cinquième ideale d’ardeur maîtrisee, ancree dans un pupitre de cordes aussi dense qu’agile, toujours lumineux.
Et que la petite harmonie de l’orchestre allemand est savoureuse !
Mais neanmoins sous l’imperieux contrôle d’une oreille exigeant des souffleurs une diction dans faille, comme le montre le pepiement flûte/clarinette du second thème de l’Allegro de la Sixième.
Menes à un preste tempo, les rebondissements de l’Andante, puis le sautillant Scherzo (ici un peu raidi, avouons-le...) : cela revèle une bien dextre technique.
Pour le Finale, la purete classique du jeu, la tension des lignes elèvent le candide Finale à un rang d’esprit superieur. Admirable.
A huit ans, le tout jeune Maazel avait debute sa carrière sur le podium en dirigeant l’Inachevee.
C’est un sentiment alerte et fier qui semble animer cette interpretation de novembre 1959. On pourra estimer que certains details d’instrumentation sont surlignes (appels de cors dans le climax du Moderato), que le dramatisme se surexpose parfois en incantation, ou que l’ampleur epique s’ose en certains instants prejudiciable aux nuances lyriques... Mais on suppose que le maestro a obtenu de son orchestre allemand tout ce qu’il a voulu.
A noter cet autre CD de la collection Eloquence Schubert : Symphonies Nos. 2, 3 & 4 "Tragique" [Australia]
L’ensemble est reuni dans ce double-album :Symphonies Nos 2, 3, 4 "Tragique", 5, 6 & 8 "Inachevee".
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Mahler: Symphony No.8


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Mahler: Symphony No.8 Reviews and Opinions



3 internautes sur 3 ont trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
« Ozawa n’a pas son pareil pour animer les grandes fresques », 23 decembre 2010
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Symphony 8 (CD)
...lit-on page 47 du magazine Diapason de decembre 2010, dans le dossier consacre à Mahler, qui designe cet enregistrement d’octobre-novembre 1980 comme le choix prioritaire dans la discographie de la Symphonie n°8.
Incontestablement : un chef qui ose se mesurer à l’imperscrutable polyrythmie de la Symphonie n°4 de Charles Ives, aux plantureux "Gurre-Lieder", à l’opera-fleuve "Saint François d’Assise" de Messiaen n’est pas rebute par le gigantisme ni la complexite structurelle.
Dans la Scène de Faust, j’apprecie ici la justesse et la fluidite du tempo, la nuance des eclairages. Une douce chaleur romantise l’atmosphère pour nous conter avec tendresse quelque legende merveilleuse. Ecoutez la delicat phrase des flûtes (plage 5, 4’48) qui mène vers le Finale... Une subtilite digne des contes de "Ma mère l’Oye", qui nous rappelle le talent ravelien du chef nippon.
Le ton mielleux du Boston boy choir (plage 4, 10’26, "er uberwächst uns schon") s’accorde à une telle lumineuse approche.
Pour les solistes vocaux, tous les membres du plateau feminin faisaient leur debut sous etiquette Philips.
Kenneth Riegel ne decouvrait pas l’oeuvre. Il l’avait dejà enregistree en concert à Vienne avec Bernstein en août et septembre 1975 (DG). Il defendra le même rôle du Dr Marianus avec Eliahu Inbal en octobre 1986 (dans le cadre de l’integrale Denon), et à Londres avec Klaus Tennstedt, filme en janvier 1991 (Emi). Un habitue...
Comme souvent, il en fait beaucoup dans le vaillant registre de Heldentenor. Son timbre pince et intrusif s’admire ou agace.
Le "Bei der Liebe" de Faye Robinson n’est pas le plus gracieux que j’aie entendu... Toutefois, la fine complexion de son trio "Die du grossen Sünderinnen" avec Florence Quivar et Lorna Myers (7’53, plage 4) s’entend harmonieusement tegumente.
Lentement organise, le chorus mysticus ("alles vergängliche") s’elève ici à un sentiment de pure serenite.
Precise, mobile, lubrifiee, energique : l’interpretation de la première partie cumule les qualites cinetiques et dynamiques pour ne pas transformer cet hymne en agregat monolithique.
La perspective sonore se montre ample mais bien focalisee.
L’acceleration (trop precoce, trop ostensible ) à 11’49 prepare l’irruption du "accende lumen sensibus" (12’08) : implacable discipline, impressionnante intelligibilite au regard des effectifs en jeu ! Fulgurant Tanglewood Festival Chorus !
Contrairement à un Bernstein, Ozawa maintient inflexiblement le tempo jusqu’aux mots « veni creator spiritus » clames à 16’30, puis preserve une tension sous-jacente jusqu’au "Gloria patri Domino" (21’00) dont les rouages fugues s’engrènent un peu mecaniquement sous cette baguette.
On ne peut qu’applaudir à pareille sagacite, pareille capacite d’elucidation d’une architecture si touffue, qui semble ici tellement transparente. Eblouissant !
Projection chorale et orchestrale : magnifique, ardent. Mais au prix d’un rayonnement spirituel qu’on souhaiterait moins calcule Voilà juste une question, un peu odieuse certes, et nullement un reproche.
Les couleurs instrumentales sont chaleureuses, mais aussi un peu metallisees, comme parfois pour les tous premiers enregistrements numeriques DDD.
Le livret inclut un commentaire de presentation ainsi que le texte des chants, traduits en Français.
Le decoupage en plages n’est pas commode : une seule pour le CD1, six pour le CD2.
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Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 13 CD)


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Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 13 CD) Reviews and Opinions



31 internautes sur 31 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
un des plus grands Ring de l’histoire dans une reedition d’une qualite optimale, 30 novembre 2010
Par Stephane B. "Stephane B." (France) - Voir tous mes commentaires(TOP 100 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 13 CD) (CD)
Attention evenement ! Voici enfin le fameux Ring de Clemens Krauss dans une edition officielle realisee à partir des bandes originelles de la radio bavaroise.
Certes cette version mythique n’en est pas à sa première diffusion, cela fait plus de vingt ans qu’elle existe en CD et la dernière edition que l’on doit à la maison Opera d’oro etait dejà de bonne qualite.
Quels que soient les merites des editions precedentes - et elles avaient au moins celui de faire entendre cette version merveilleuse - elles s’effacent devant le produit absolument remarquable diffuse par Orfeo.
Cette maison de disque distille au compte goute quelques unes des plus grandes productions du Neues Bayreuth, à partir des bandes originales de la radio bavaroise remasterisees et presentees dans de luxueux coffrets, le tout en partenariat avec le Festival de Bayreuth. Il s’agit donc d’enregistrements officiels dans le meilleur sens du terme, c’est-à-dire gage d’une qualite technique optimale et d’un travail editorial exemplaire.
Parmi cette collection, la presente reedition du Ring enregistre sous la baguette de Clemens Krauss prend place au tout premier rang.
On sait la place fondamentale qu’occupe ce Ring dans la discographie wagnerienne, il n’est donc pas necessaire d’être très long sur le sujet : disons simplement que nous avons la rencontre d’un chef d’orchestre de genie et d’une troupe de chanteurs miraculeux.
La direction survoltee de Krauss transcende complètement ce Ring, à l’oppose de conceptions epaisses, majestueuses, monumentales. Les choix esthetiques du chef pourront deranger les tenant d’un certain traditionalisme, pourtant je pense que cette direction tendue, aceree, qui dynamise le tissu orchestral et donne à la musique de Wagner fluidite et mobilite est celle qui rend le mieux justice à l’oeuvre. Elle repondait d’ailleurs exactement aux voeux de Wieland Wagner et, par-dessus tout, elle sert et magnifie les chanteurs, il n’existe pas à mon sens de Ring mieux chante, mieux articule, mieux dit. La distribution est stratospherique, surtout côte masculin ou le quatuor Hotter-Neidlinger-Windgassen-Greindl a fixe des standards d’interpretation quasi definitifs.
Une reserve quand même, si le son est excellent, cela reste un enregistrement mono, il ne faut quand même pas s’attendre à trouver l’equivalent des grandes versions stereo qui vont suivre (Keilberth, Böhm ou Karajan par exemple) mais cela est desormais beaucoup plus qu’un simple document d’archives.
La presentation est comme toujours très soignee, les disques sont presentes dans des pochettes comme jadis les vinyles et le texte de presentation est de grande qualite, mais attention, il n’y a pas de livret.
Cela peut se comprendre, l’editeur considère sans doute que ce coffret s’adresse d’abord à des melomanes passionnes qui connaissent leur Ring sur le bout des doigts, ce qui est vrai, mais pas seulement, il peut très bien être l’introduction ideale à l’oeuvre de Wagner pour des neophytes, dans ce cas je leur conseillerai de completer leur achat par le guide des operas de Wagner edite par Fayard.
Un monument de l’histoire du disque et un pilier absolument indispensable de toute discothèque wagnerienne.
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 Remarques sur ce commentaire (3)
15 internautes sur 15 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Ce sont bien eux les Seigneurs du Ring, 7 janvier 2011
Par Jaamuna - Voir tous mes commentaires(TOP 100 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 13 CD) (CD)
Tout concourt à faire de la reedition de ce Ring de 1953 une reference majeure pour ne pas dire absolue. C’est à la fois une performance de chacun des protagonistes et aussi une performance collective sous la baguette oh combien inspiree de Clemens Krauss.
Et il sont tous à ce point investis qu’il insufflent une vie à ce Ring que je n’ai retrouvee nulle part ailleurs.
Grand merci à Orfeo pour cette reedition qui nous comble.
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33 internautes sur 36 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
une pure merveille, 16 septembre 2010
Par Fabian Pasquasy "astrid varnay" (belgique) - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 13 CD) (CD)
Tout le monde des wagneriens l’attendait ce fameux ring de clemens krauss dans une edition enfin officielle. La voici editee avec grand soin par le label orfeo. Le son est epoustouflant et n’a aucune comparaison possible avec toutes les editions anterieures. Il s’agit vraiment des bandes officielles. Un seul mot : MAGISTRAL !
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2 internautes sur 3 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
excellente version du Ring bien que remasteurise, 4 mars 2011
Par martin - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait reference à cette edition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 13 CD) (CD)
Je possède une dizaine de versions (CD et Vinyls) du Ring, cette version fait partie du peloton de tête tant pour son orchestration et les voix que par sa qualite d’enregistrement.
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vendredi 23 septembre 2011

Partita 1 / Sonata in a Minor / Two Sonatas


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Partita 1 / Sonata in a Minor / Two Sonatas Reviews and Opinions



9 internautes sur 9 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Lipatti joue Bach, Mozart, etc., 7 août 2008
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires(TOP 10 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Partita 1 / Sonata in a Minor / Two Sonatas (CD)
Il y a des artistes dont la biographie finit par envahir tout, comme le mauvais lierre. Il y aurait pourtant bien autre chose à retenir de Lipatti que la leucemie qui l’’a emporte : par exemple, il existe au moins une photographie où on peut voir ses grandes et belles mains, celles avec lesquelles il jouait avec tant d’’energie et de vitalite. Et surtout, ce disque merite d’’être apprecie pour lui-même : à la centième ecoute, la 1ère partita de Bach enregistree à Genève (le 9 juillet 1950) frappe toujours par sa grâce, son energie rythmique, la lumière qui en emane, la joie qui s’’y exprime. On pense à Spinoza :
Plus une chose a de perfection, plus elle agit et moins elle pâtit, et inversement, plus elle agit, plus elle est parfaite.
Comme son Bach, son Scarlatti et la sonate K. 310 de Mozart, font partie de l’’essentiel de ce que Lipatti nous a laisse. Ces enregistrements indemodables ne sont nullement inferieurs, en ce qui concerne Bach et Mozart, aux versions captees en concert au festival de Besançon. Ils ne nous invitent pas à pleurer sur un destin, mais à nous rejouir qu’’un tel accomplissement musical ait ete possible.
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4 internautes sur 4 ont trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
Que de beaute !!!, 29 août 2009
Par franck Eulry S. Elea "Frank Eulry" (France) - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Partita 1 / Sonata in a Minor / Two Sonatas (CD)
Des oeuvres d’une beaute rare, jouees par un pianiste divin, le pianiste de reference. Le jeu fait totalement oublier la prise de son qui commence à dater... Indispensable!
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Verdi: Don Carlo


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Verdi: Don Carlo Reviews and Opinions



2 internautes sur 2 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Sans hesiter, 2 septembre 2008
Par Constantin Declercq "Constantin Declercq" - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Verdi: Don Carlo (CD)
Corelli a chante «Don Carlo» sur scène mais n’a pas enregistre d’integrale officielle. Cet enregistrement d’une representation viennoise de 1970 dans la serie «Orfeo d’or» est donc ce qui s’en rapproche le plus. Et il y est comme on l’espère, superbe, solaire, inattendu même. Rodrigue est chante par Eberhard Waechter qui n’est plus au meilleur de sa forme et qui est peut-être un peu trop germanique, surtout dans « Dio, che nell’alma infodere» ; c’est pourtant dans ce dernier air qu’il est le meilleur. Ghiaurov (Philippe II) et Talvela (L’Inquisiteur) sont parfaits. Verrett est une bonne Eboli si l’on excepte quelques intonations singulièrement poissardes. Cette version fait trois heures ; il s’agit de celle en quatre actes sans l’acte de Fontainebleau ni l’apparition finale de Charles Quint.
Les autres versions non-offcielles avec Corelli sont des representations à Philadelphie (1966) et au Met (1964 et 1972). Dans la version de 1964, Corelli est bien sûr excellent ; il est de plus très bien entoure et le chef est parfait (Adler). La version est celle en quatre actes de 2 heures 40. Cependant, le disque ne possède aucun livret, il est enregistre un demi-ton trop bas et en plus je crois qu’il ne se trouve plus guère (GOP puis Living Stage l’ont edite). La representation au Met de 1972 est pour nous l’occasion d’entendre Corelli et Bumbry dans une même production : toutes les couleurs du drame y sont donc. Corelli est un superbe Don Carlo. Quant à l’Eboli de Bumbry, elle reste inegalee. Siepi est un très bon Philippe II, le plus humain de tous peut-être. Le double cd fait un peu moins de 2 heures 40, ce qui fait de nombreuses coupures même pour une version en quatre actes (coupures qui semblent plus dues à ce qui tient sur deux cd qu’à la representation).
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3 internautes sur 7 ont trouve ce commentaire utile :
3.0 etoiles sur 5
la mayonnaise ne prend pas...., 7 octobre 2007
Par Michel Lehmann (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Verdi: Don Carlo (CD)
...peut-être parce que tous les ingredients ne sont pas de même qualite !
La jaquette du CD comporte un petit paragraphe promotionnel qui ne peut decemment être veridique. Des noms celèbres ne font pas un casting de rêve.
SI on peut comprendre que l’Opera de Vienne ait voulu ce soir-là associer des stars internationales à des stars viennoises, encore faut-il que cela soit dans le respect de l’homogeneite de la qualite.
Or Waechter en Posa est penible à entendre. La voix, plutôt latine pour un germanique, est dejà usee à la trame, le timbre est gris. Le vibrato de fatigue envahissant et Waechter doit respirer toutes les mesures pour survivre. On perd ainsi tout les qualites de legato et de belcanto du rôle. Sans compter une tendance à hurler toute la soiree pour faire dramatique, donner des coups de glotte partout pour faire "masculin"... Ce sont là tous les signes d’une fin de carrière qui frise le naufrage.
Je n’ai jamais ete un fan de Gundula Janowitz. A force de vouloir ressembler à Seefried, elle tube trop les sons, tire les aigus et se fâche souvent avec le diapason. Dans Elisabetta, son format vocal est à peine adequat. Elle est très mal à l’aise dans l’air du 4e acte où elle met trop de temps à se decider à prendre le bon tempo.
Verrett est toute fauve. Elle brûle les planches avec un temperament sanguin qui a son prix : quelques excès de voix et de musicalite. Mais "O don fatale" est torride et emporte l’adhesion.
C’est Ghiaurov qui remporte à mon avis la palme. La voix est superbe de projection et de beaute. Il a la noblesse dans la voix et son engagement dramatique est ideal. Il fait du troisième acte le sommet de la soiree, avec "Elle giammai m’amo", mais aussi dans la scène suivante, où Talvela, Inquisiteur très expressionniste, lui donne une replique vocale somptueuse. Un festival de voix graves.
Corelli est egal à lui-même. On retrouve son leger zezaiement, son goût pour les sanglots et les portati, mais aussi ce timbre genereux et solaire, si agreable à entendre. Et une incarnation heroïque parfaite de surcroît et de grande tenue musicale. Un rôle qui lui va comme un gant et qui le laisse au dernier acte en très grande forme vocale, à nous faire regretter les coupures dans le duo.
Horst Stein, quand il n’est pas contraint de tenir ses chanteurs (Waechter surtout) fait de la musique "germanique", dans le meilleur sens du terme. Il trouve dans l’ecriture orchestrale de Verdi des subtilites de discours organique insoupçonnees et l’orchestre le suit avec une discipline suffisante.
Une mayonnaise qui ne peut donc pas prendre, en l’absence d’une Elisabetta et d’un Posa de même qualite que les autres partenaires. Mais les amateurs de Ghiaurov et de Corelli ne doivent pas se priver du plaisir qu’ils ressentiront à l’audition de cette soiree.
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jeudi 22 septembre 2011

Die Fledermaus [VHS] [Import USA]


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Die Fledermaus [VHS] [Import USA] Reviews and Opinions



9 internautes sur 9 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Inoubliable Strauss, 27 août 2001
Par Elvis (St-Etienne-les-Remiremonts, Vosges) - Voir tous mes commentaires(TOP 10 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Johann Strauss : Fledermaus (DVD)
Ce dvd est vraiment bien fait. Les cameras multiples ont filme cet opera de façon à ne rien laisser passer. La bande-son est impeccable et autorise un niveau eleve qui va très bien avec les images. Sublime.
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2 internautes sur 2 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Sublime delire d’operette, 21 decembre 2009
Par S. Ulescu "passion operas" (Toulouse,France) - Voir tous mes commentaires(TOP 1000 COMMENTATEURS)
  
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Ce commentaire fait reference à cette edition : Johann Strauss : Fledermaus (DVD)
Cette version est superbe de joie, de couleurs, de sons, tous les acteurs-chanteurs sont parfaits et delirants de comique, les costumes sont superbes, le tout est bien filme!
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6 internautes sur 8 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
fantastique!, 18 fevrier 2002
Par marino (lozere) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait reference à cette edition : Johann Strauss : Fledermaus (DVD)
ce dvd est une reussite pour la prise de son, la mise enscène actualisee , mais surtout pour la manière de filmer du realisateur. Chapeau!
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BERLIOZ : Symphonie fantastique Op. 14 ; Ouverture du Carnaval Romain ; Marche hongroise de la Damnation de Faust ; Marche Troyenne ; Ouverture du Corsaire


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BERLIOZ : Symphonie fantastique Op. 14 ; Ouverture du Carnaval Romain ; Marche hongroise de la Damnation de Faust ; Marche Troyenne ; Ouverture du Corsaire Reviews and Opinions



5.0 etoiles sur 5
Paray dirige Berlioz : une "fantastique" d’un eprouvant impact sonore, 21 avril 2007
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : BERLIOZ : Symphonie fantastique Op. 14 ; Ouverture du Carnaval Romain ; Marche hongroise de la Damnation de Faust ; Marche Troyenne ; Ouverture du Corsaire (CD)
L’oreille est d’emblee conquise par la pregnance du "largo" introductif qui dechaîne peu à peu des passions ravageuses, attisees par des cordes à la fois charnues et cinglantes.
On pourrait seulement souhaiter que la valse, nerveuse et presque trop febrile, ne se decoupe avec une elegance plus sinueuse.
L’idee fixe qui hante cet opus vous poursuit de ses ardeurs mouvement après mouvement : Paul Paray cravache son orchestre avec une rage devorante, jusque dans les meandres bucoliques de la "scène aux champs".
La "marche au supplice" et le "songe d’une nuit de Sabbat" deploient des fantasmagories qui crèvent l’ecran par leur pouvoir evocateur.
Les ingenieurs de la Mercury se sont comme d’habitude employes à livrer une prise de son plus vraie que nature, d’une presence et d’une dynamique exceptionnelles qui exacerbe les timbres bruts de l’orchestre.
Seuls Igor Markevitch et Willem van Otterloo (tous deux à Berlin) sauront allier ce detonant melange de precision et de tension paroxystique.
Complete par un "Carnaval Romain" enfievre, un "Corsaire" qui assaille sabre au clair, et une "Marche Hongroise" rugueuse à souhait, voilà un must absolu et incontournable de la discographie berliozienne, qui s’impose toujours comme une reference depuis un demi siècle.
PS : peut-être reussirez-vous à identifier l’intriguant schmilblick qui orne la photo de la pochette...
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