lundi 27 février 2012

Berio : Formazioni / Folk songs / Sinfonia


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Berio : Formazioni / Folk songs / Sinfonia Reviews and Opinions



3 internautes sur 3 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
La symphonie du temps present, 18 juillet 2009
Par Veilleur - Voir tous mes commentaires(TOP 50 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Berio : Formazioni / Folk songs / Sinfonia (CD)
Difficile de ne pas être enthousiasme par ce disque qui se clôt avec la Sinfonia. Je ne connaissais pas Luciano Berio avant d’entendre ce disque et cela a ete reellement une decouverte. Pourtant, j’avoue avoir eu du mal à entrer dans sa musique.
Le premier titre (Formazioni) date de 1987 et il est difficile de cacher son aspect très dramatisant. L’usage de tonalites stridentes et dissonantes dans les cordes et les grands coups de cuivres/percussions n’incitent pas l’oreille au repos ! Par ailleurs, le livret donne avec ce disque explique que c’est surtout le placement de l’orchestre qui fait presque à lui tout seul l’originalite de l’oeuvre. L’auditeur de salon ne s’en rend pas forcement compte ! C’est un argument très mineur qui est du même acabit que celui qui voudrait que ce soit la couleur le principal argument de vente d’une voiture ! Passons.
Les folks songs sont plus variees, surprenantes et utilisant des formes musicales très variees qui reprennent parfois des formes anciennes et très aisement reconnaissables quant aux traditions populaires françaises (Rossignolet des bois, Malurous qu’o une fenno (à propos duquel il faut signaler à l’editeur que l’Auvergne est en France !)).
Mais c’est surtout Sinfonia qui est la pièce maîtresse de ce disque et qui vaut à elle toute seule son acquisition. C’est un choc d’ecouter cette ½uvre polymorphe de 1968. Berio y montre une très grande maîtrise de la composition. C’est un assemblage assez heteroclite de style et en même temps l’auditeur a le sentiment d’une grande homogeneite. La section centrale et très representative de ce patchwork qui fait penser à du zapping musical, ou du copier-coller (Merci Gustav Mahler). Tout cela se croise, se percute, se fusionne. La notice indique que l’½uvre ressemble au Finnegans Wake de Joyce. On le croit sans peine qaund la fin ramène au debut. C’est Joyce, mais c’est egalement T.S. Eliot(In my end is my beginning). Une fin musicalement exigeante et reclamant de l’attention à l’auditeur, lequel est assez deroute.
Une oeuvre majeure executee de main de maître par Riccardo Chailly et l’orchestre du Concergebouw d’Amsterdam.
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5.0 etoiles sur 5
Un theâtre pour l’oreille, 25 mai 2008
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Berio : Formazioni / Folk songs / Sinfonia (CD)
Cet album constitue une magnifique invitation à decouvrir le talent d’experimentateur de Luciano Berio (1925-2003), dont le chaleureux langage musical demeure un des plus accessibles au sein du repertoire moderne.
Celebrant le quatre-vingt dixième anniversaire du Concertgebouw d’Amsterdam et cree en ce lieu prestigieux sous la baguette de Riccardo Chailly en 1987, "Formazioni" tire sa substance dramatique d’un agencement particulier des groupes instrumentaux (-un effet spatial qui prend toute sa dimension au concert quoiqu’imparfaitement restitue par l’ecoute binaurale d’un CD) mais aussi de fines textures kaleidoscopiques que les musiciens neerlandais realisent ici de façon grisante.
Ecrite pour huit voix amplifiees (les Swingle Singers en etaient dedicataires) et grand orchestre, "Sinfonia" est un etonnant creuset de citations litteraires (Levi-Strauss, Beckett, Joyce...) et d’allusions à des evenements contemporains (Martin Luther King, slogans d’etudiants de mai 1968...) qui tissent des relations complexes offertes à l’intelligence de l’auditeur, etant dit que certains schemas appellent à une perception inconsciente.
Particulièrement emblematique de cette demarche de brassage culturel, la partie centrale (« in ruhig fliessender Bewegung ») utilise la charpente du scherzo de la deuxième symphonie de Mahler pour y greffer « une proliferation de references musicales suggerees, harmonisees et integrees dans le flot et la structure du discours original », citant notamment des echos de "La Mer" de Debussy et "La Valse" de Ravel. Avec un humour sous-jacent : les chanteurs sont finalement invites à se nommer et à remercier le chef (« thank you, Mr Chailly... »)
Pour Erato, Pierre Boulez avait grave une version de reference, qui se voit selon moi surclassee par la somptuosite et la virtuosite de l’apparat deploye par l’orchestre amstellodamois.
Les "Folk Songs" furent dedies à la mezzo-soprano Cathy Berberian, muse du compositeur italien avec qui elle les enregistra pour RCA.
Auvergne, Amerique, Sicile, Armenie, Azerbaïdjan... ces onze chants polyglottes (traduits dans le livret du CD) nous font eclectiquement traverser les continents, exigeant une technique vocale et des ressources poetiques dont Jard van Nes affirme une subjuguante maîtrise.
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1 internaute sur 6 a trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
L’une des plus grandes symphonies ecrite au vingtième siècle, 20 fevrier 2009
Par JRL (France) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Berio : Formazioni / Folk songs / Sinfonia (CD)
Le vingtième siècle a vu la composition de plusieurs cycles de symphonies de très grande qualite, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Peteris Vasks (ne en 1946), en passant par celui de Carl Nielsen (1865-1931), d’Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Charles Tournemire (1870-1939), de Ralph Vaughan Williams (1872-1958), de Hugo Alfven (1872-1960), d’Havergal Brian (1876-1972), de Jan van Gilse (1881-1944), de Karl Weigl (1881-1949), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), d’Arnold Bax (1883-1953), d’Egon Wellesz (1885-1974), d’Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d’Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinü (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d’Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), d’Erwin Schulhoff (1894-1942), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), d’Howard Hanson (1896-1931), de Roger Sessions (1896-1985), d’Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Carlos Chvez (1899-1978), de George Antheil (1900-1959), d’Ernst Krenek (1900-1991), d’Edmund Rubbra (1901-1986), de Conrad Beck (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d’Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi de Paul Creston (1906-1985), d’Arnold Cooke (1906-2005), d’Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Camargo Guarnieri (1907-1993), de Miloslav Kabelc (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d’Allan Pettersson (1911-1980), d’Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), de Daniel Jones (1912-1993), d’Humphrey Searle (1915-1982), de David Diamond (1915-2005), d’Isang Yun (1917-1995), de Richard Arnell (ne en 1917), de George Rochberg (1918-2005), de Lex van Delden (1919-1988), de Cludio Santoro (1919-1989), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Oustvolskaïa (1919-2006), d’Alexander Lokshin (1920-1987), de Peter Racine Fricker (1920-1990), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), d’Hans Werner Henze (ne en 1926), d’Einojuhani Rautavaara (ne en 1928), d’Avet Terterian (1929-1994), de John Davison (ne en 1930), d’Aubert Lemeland (ne en 1932), de David Morgan (ne en 1932), de Krzysztof Penderecki (ne en 1933), d’Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (ne en 1934), de Philip Glass (ne en 1937), de Valentin Silvestrov (ne en 1937), de William Bolcom (ne en 1938), de Boris Tishchenko (ne en 1939), de Leif Segerstam (ne en 1944), ou bien encore de Jean-Claude Wolff (ne en 1946), sans compter de nombreux chef-d’oeuvres isoles. La Sinfonia (Symphonie, en italien) que nous a laisse Luciano Berio (1925-2003) est incontestablement l’un des plus grands chef-d’oeuvres de ce genre musical.
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Furtwängler dirige Beethoven, Brahms, Bruckner, Schumann... enr. 1942-1954 - 6CD - (Coll. Original Masters)


Prix : EUR 43,79
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Furtwängler dirige Beethoven, Brahms, Bruckner, Schumann... enr. 1942-1954 - 6CD - (Coll. Original Masters) Reviews and Opinions



12 internautes sur 13 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Furtwängler IV, 22 decembre 2004
Par R. MONTET "regmon" - Voir tous mes commentaires(TOP 1000 COMMENTATEURS)
  
(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Furtwängler dirige Beethoven, Brahms, Bruckner, Schumann... enr. 1942-1954 - 6CD - (Coll. Original Masters) (CD)
Quatrième coffret edite par DG consacre à Furtwängler, couvrant un peu plus d’une decennie, de 42 à 54, recentre sur son repertoire et rassemblant des prises de studio sur bandes magnetiques et des concerts avec Berlin.A l’instar des precedents coffrets, tout est remarquable tant par la qualite des transferts (qui permet de disposer de temoignages dans un très bon son) que par la diversite des styles, courant sur ces 12 annees, et des oeuvres.D’une manière generale, c’est la gravite qui domine ces lectures mais en s’exprimant differemment selon les periodes; guerre, après guerre (attente du permis de diriger, blocus) et annees 50.Sommet (connu et dejà edite separement) du coffret, la 9ième de Bruckner en studio (de fortune) sous les bombardements (oct 44) et dans une ambiance tendue. Elle ne sera plus enregistree. C’est une lecture habitee, puissante, dramatique, contrastee et très emouvante (sublime adagio). C’est le pendant de sa lecture de la 8ième 10 jours plus tard. C’est un sommet de la discographie de la 9ième (le sommet avec Jochum en 54 voire 64) .Une 39ième de Mozart de studio de 42 ou 43 (differente de celle du coffret 42/44, en concert) sombre, dramatique mais envoutante et virtuose.Dans Egmont, Leonore 2, Suite 3 de Bach (avec Berlin au grand complet!) et surtout les Metamorphoses de Strauss, on peut percevoir l’accablement et le desespoir dans ces annees d’après guerre.La dernière periode est dominee par une 3ième de Brahms plus apaisee et detendue, un rien plus lumineuse qu’une 1ière exceptionnelle mais plus grave, un Glück (Ouv Alceste) noble et monumental, une 1ière de Schumann (la seule avec Vienne et son seul enregistrement) aux tempi plus lents et aux couleurs presque chatoyantes, une extraordinaire Fugue de Beehoven (concert avec effectifs complets) ainsi que des ouvertures Rosamünde et Euryanthe caracteristiques du dernier Furt.La 8ième de Beethoven, en concert, certes mieux enrgistree que l’officielle emi, grandiose, reste très serieuse, manque de chaleur et de poesie. Enfin un CD d’interview du chef sur divers thèmes, en allemand et non traduit (ni en français ni en anglais). C’est la seule deception de ce coffret. Il faut absolument faire appel à un germaniste (patient) de l’entourage. Un quatrième coffret DG tout aussi indispensable que les precedents et à recommander sans reserves, le contenu artistique prevalant largement sur un son mono mais de qualite et prenant (le son Furtängler) qui se fait oublier.
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Janacek: Kata Kabanova


Prix : EUR 74,37
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Janacek: Kata Kabanova Reviews and Opinions



5.0 etoiles sur 5
enregistrement sublime d’un opera sublime, 8 avril 2011
Par earthlingonfire - Voir tous mes commentaires(TESTEURS)
  
(TOP 50 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Janacek: Kata Kabanova (CD)
Heureuse epoque, où une major choisissait l’orchestre le plus prestigieux du monde pour mettre à son catalogue cinq operas de Janacek. Cela dit, soyons de bonne foi et ne prenons pas l’exception pour la règle : le disque classique s’est effondre sans jamais avoir offert à tant d’½uvres le luxe qu’elles meritent. Au moins avons-nous ces Janacek diriges par Charles Mackerras, ne australien mais forme par Vaclav Talich à Prague, où il decouvrit en 1947-48 les operas de Janacek, qui devinrent pour lui une passion et une mission. Il est d’ailleurs le premier à enregistrer Katia dans l’instrumentation originale, à l’encontre de la tradition en vigueur dans les theâtres tchèques de jouer une orchestration de Talich obliterant en partie l’originalite fugurante et l’âprete du langage du compositeur. Pour autant, la couleur ne saurait être tchèque : le Philharmonique de Vienne est presque trop beau, rond, veloute, dore, surtout dans la prise de son de rêve (plus que de realite) accentuant la somptuosite. Mais, pour une fois que cette musique est confiee à un orchestre de ce niveau, faut-il se plaindre que la mariee soit trop belle Si la couleur ne l’est pas, l’accent, lui, est tchèque : le chef a integre l’enracinement de la prosodie de la musique de Janacek dans celle de sa langue. Enfin, la peinture des climats, la continuite du flux, l’intensite dramatique, sont simplement fascinantes de la première note à la dernière. On voit mal ce qui pourrait être ameliore. Et les chanteurs sont à la hauteur de cette reussite ! Elisabeth Söderström, seule non-Tchecoslovaque parmi les rôles principaux (à en juger d’après les noms), ne depare en rien : aussi devouee à Janacek que le chef, elle donne une Katia aussi incandescente que sa Jenufa, avec ces fêlures laissant parfois entrevoir une evanescence, qui en font un rôle peut-être moins lourd mais ni moins complexe ni moins fascinant. Les deux tenors, Dvorsky et Krejcík, ont cette belle couleur slave et caracterisent parfaitement leurs personnages, superficiellement seduisants, mais incapables de se conduire en hommes. La Varvara de Marova et la Kabanicha de Kniplova sont exemplaires elles aussi, surtout cette dernière, qui sait souligner le trait de son portrait sans le forcer. Ultime qualite de ce sublime coffret, qui est la consequence des autres : il vous fera gagner du temps en vous evitant de vous demander quelle version choisir.
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dimanche 26 février 2012

Beethoven : lIntégrale en 100 CD


Prix : EUR 106,53
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Après le succès des coffrets Mozart, Bach et Chopin, le label Brilliant Classics a souhaité réunir l'intégrale des œuvres de Beethoven sur un même modèle. Retrouvez les plus grands interprètes de ces dernières décennies dans des enregistrements d’une qualité incomparable. Ce coffret de référence se compose de 85 CD.
Après le succès des coffrets Mozart, Bach et Chopin, le label Brilliant Classics a souhaité réunir l'intégrale des œuvres de Beethoven sur un même modèle. Retrouvez les plus grands interprètes de ces dernières décennies dans des enregistrements d’une qualité incomparable. Ce coffret de référence se compose de 85 CD.

Beethoven : lIntégrale en 100 CD Reviews and Opinions



49 internautes sur 51 ont trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
Bien dans l’ensemble, 4 octobre 2007
Par Dabon - Voir tous mes commentaires(TOP 1000 COMMENTATEURS)
  
Globalement le coffret vaut largement son prix ; il est une bonne source pour avoir une approche d’ensemble de l’oeuvre de Beethoven.
Paradoxalement, ce n’est pas sur les grandes oeuvres que l’on sera forcement satisfait.
- Les symphonies par Masur sont de qualite, mais on peut y preferer Karajan, Bernstein, ou encore Haitink (avec le LSO, 2006).
- Les concertos pour piano par Gulda sont très bons, mais faut-il pour autant passer à côte de Radu Lupu, ce maître
- Pour les quatuors à corde, il serait dommage de manquer l’integrale par les Talich.
- Les sonates pour violon souffrent un peu de l’anciennete de l’enregistrement (1957)...
En revanche les sonates pour piano (Gulda) et les sonates pour violoncelle sont vraiment superbes. Les variations pour piano par Brendel (debut des annees 1960) ne souffrent aucunement de leurs âge pour la prise de son, et son interpretees avec maestria (une reference !). Les trios, et les oeuvres pour instruments à vent sont très bien realises.
Pour ce qui est de la presentation elle est très agreable, ordonnee ; on trouve les references de chaque enregistrement.
En conclusion rien à regretter dans ce coffret car ça reste une compilation, à prix comfortable. Le fans de Beethoven auront simplement d’autres enregistrements pour parfaire leur collection...
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63 internautes sur 66 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Fabuleux, 26 octobre 2007
Par D. Laurence "patrickdel" - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
(VRAI NOM)
  
Apres les boites d’EMI pour Schubert et Beethoven, Brilliant Classics contre attaque avec des enregistrements beaucoups plus prestigieux.
Issus du catalogue Universal comme par exemple les symphonies de Masur, les concertos de Gulda, et la celebrissime 9è par Furtwängler.
On peut entendre des choses moins connues (les contredanses, les lieders,les cantates, la musique de chambre avec flute).
Les sonates pour violon et piano avec Grumiaux/Haskil, elles sont à mon avis des plus passionnantes.
Il y a un CD-rom avec tout les textes chantes dans la langue originale.
Plus un livret très precis.
Je ne vois pas comment on peut faire mieux à ce prix là
Bravo Brilliant Classics
Patrick
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12 internautes sur 12 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Brillante reussite, 15 avril 2010
Par Cymus - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Beethoven : l’Integrale en 100 CD (CD)
Le coffret de l’integrale Beethoven propose par Brilliant est une grande reussite, en particulier dans cette version 100 CD. Sans l’avoir encore ecoute integralement, on peut d’abord souligner son interêt le plus visible : les 15 CD supplementaires par rapport à la version d’origine et qui contiennent des enregistrements historiques. Par exemple, les symphonies 5 et 7 par Karajan, le concerto pour violon par David Oistrakh, les sonates pour violoncelle par Pablo Casals et Mieczyslaw Horszowskil. Mais l’integrale proprement dite est egalement de grande qualite : les symphonies par Kurt Mazur, les sonates pour piano par Gulda, les trios pour piano par le trio Borodine, les sonates pour violon par Arthur Grumiaux et Clara Haskil. L’ensemble, avec une très bonne prise de son, est d’une grande homogeneite. Et on appreciera bien sûr de decouvrir des ½uvres peu connues de Beethoven, notamment un grand nombre d’½uvres vocales ou de musique de chambre pour des formations originales.
Quant au contenant, il est de très bonne facture. Un boîtier en carton, chaque CD dans une pochette cartonnee avec au dos le contenu des enregistrement et les interprètes, la date et le lieu d’enregistrement. Sur la face interieure du couvercle, la liste des enregistrement de chaque disque est resumee. Un tout petit bemol. Les CD sont classe par couleur, mais, contrairement à d’autres coffrets, la couleur ne correspond par à une categorie d’½uvres. Simplement, la couleur change tous les 10 Cd. Enfin, le coffret contient un CD-rom avec une biographie, les textes, etc. en anglais, italien et espagnol. Mais, en France, on n’en a pas l’utilite, car l’edition française est accompagnee d’un livret à part (en Français), très bien fait.
Faut-il ou non acheter cette integrale Si on est ouvert au concept, il n’y a aucun doute’.
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43 internautes sur 47 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Une reference, 10 novembre 2007
Par Kiks (France) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Possedant dejà deux coffrets Beethoven (les symphonies et les sonates) ainsi que plusieurs autres enregistrements du Maître, j’ai hesite à acquerir cette integrale. Bien que je n’en sois bien sûr pas encore venu à bout, la qualite de ce nouveau coffret m’a immediatement et agreablement surpris. La plupart des interprêtes sont de renommee internationale et meritee et les enregistrements sont irreprochables. En fait, j’ai même trouve une bonne partie des interpretations plutôt meilleures que celles que je possedais dejà et, vu son homogeneite assez reussie, cette integrale va certainement devenir la reference Beethoven de ma discothèque personnelle.
Et pourtant, malgre ses qualites indiscutables, cette integrale est proposee à un prix largement inferieur au coût global de mes precedentes acquisitions (qui ne couvrent pourtant pas l’integralite de l’½uvre)... Un atout certain pour les amateurs et les passiones non fortunes!
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23 internautes sur 25 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Je n’en reviens toujours pas !, 24 janvier 2008
Par Fuly (France) - Voir tous mes commentaires
Magnifique edition qui a ete une surprise totale pour moi. Ces "integrales", je m’en mefiais comme de la peste. Mais là, je ne sais pas pourquoi, j’ai feuillete le catalogue qui accompagne le coffret, et je l’ai commande dans l’heure.
Non seulement je ne regrette pas mon achat, mais je le recommande à tous mes amis. C’est une pure merveille, quand on aime Beethoven.
Bien sûr, j’aurais prefere un autre pianiste que Gulda, pour l’integrale des sonates, un autre chef pour l’integrale des symphonies, etc. Mais c’est vraiment un detail. Il y a tellement de merveilles dans ce coffret que je m’arrange très bien de ce très leger regret.
C’est le plus beau cadeau de l’annee, et de très loin.
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5 internautes sur 5 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Excellent repertoire des oeuvres de BEETHOVEN, 2 janvier 2010
Par Armande - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait reference à cette edition : Beethoven : l’Integrale en 100 CD (CD)
l’oeuvre integrale de BEETHOVEN est ici reprise avec une remarquable maestria .Du pur bonheur pour les melomanes amoureux de BEETHOVEN .Le coffret comprend en outre des enregistrements " historiques " ( 14 cd , dont les symphonies 5 et 7 par H.VON KARAJAN )qui sont une pure delectation.
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38 internautes sur 43 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Ce qui est rare n’est pas forcèment cher..., 7 novembre 2007
Par Swiss Made - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Tous ceux qui possèdent l’integrale Mozart ou Bach par le même editeur ont eu à repondre à cette question: Vais-je vraiment tout ecouter Ai-je besoin d’autant de CD
Ben voyons... l’achat d’un dictionnaire n’implique pas sa lecture de bout en bout ! Il est evident que nous n’aurons pas le temps ou l’envie de passer en revue tous les disques en quelques semaines. Mais, pour Beeethoven comme pour Bach ou Mozart, ils sont là, prêt à nous livrer leurs secrets au long des ans, dans le respect d’une excellent qualite d’enregistrement et d’un sincère amour des oeuvres. Je ne suis pas un fan absolu de Beethoven, mais je vais m’offrir sa vie, son travail, et de temps en temps j’en gouterai des instants precieux. Rien à dire, cette collection est ce qui arrive de mieux au mnde de la musique classique depuis longtemps.
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10 internautes sur 11 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
coffret Beethoven excellent achat, 10 avril 2009
Par Mr. Philippe Barbe (France) - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Beethoven : l’Integrale en 100 CD (CD)
l’interpretation des quatuors par les Garneri est exceptionnelle et le reste est plus que bon. Un excellent achat, un coffret pratique à utiliser, un prix incroyable!
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16 internautes sur 18 ont trouve ce commentaire utile :
5.0 etoiles sur 5
Delicieux !, 28 decembre 2007
Par Mr. Jean-herve Poisson "Jihache" - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Quel delice et quel hommage pour le Maître d’avoir à ma disposition l’integralite de son oeuvre dans une telle qualite d’interpretation ! Ayant egalement l’integrale de Mozart, de Bach et de Chopin, je mesure de mieux en mieux ce qu’a ete le travail de ces compositeurs, et je decouvre leurs personnalites au travers de ces multiples oeuvres secondaires que jamais je n’aurais entendues sinon... Merci aux inventeurs de ce concept !
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14 internautes sur 16 ont trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
Vive la musique accessible à tous !!, 18 fevrier 2009
Par Jean-marc Nicolas (Kain, Belgique) - Voir tous mes commentaires(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Beethoven : l’Integrale en 100 CD (CD)
Ce coffret est encore une merveille, merci à Brillant Music pour mettre à porte du plus grand nombre la grande musique en version integrale ; une belle façon de clore le debat sur le piratage !
Que des enregistrements historiques de belle qualite, mais du coup on regrette l’abscence de creations originales (comme c’etait le cas pour les coffrets Mozart et Bach).
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samedi 25 février 2012

Musique Pour Piano


Prix :
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Musique Pour Piano Reviews and Opinions



1 internaute sur 1 a trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
Alfredo Casella, pionnier du "renouveau" de la musique italienne, 22 novembre 2006
Par Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
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Comme nous le rappelle Sandro Ivo Bartoli dans son captivant (mais assez concis) texte de presentation, peu de compositeurs italiens du dix-neuvième siècle osèrent aborder le domaine symphonique, tant l’apanage de l’opera regnait en maître, pour ne pas dire en "tyran" ; les audacieux qui s’aventurèrent dans la musique purement instrumentale, furent instantanement juges de "marginaux". Au debut du vingtième siècle, quelques jeunes compositeurs italiens (appeles par la suite "generation des annees 80", car tous nes aux alentours de l’annee 1880) essayèrent de percer dans des voies bien differentes de la musique lyrique. Alfredo Casella, ne à Turin en 1883, fut un de ces chefs de file. Dès l’âge de treize ans, il etait dejà un grand virtuose du piano ; quelques annees plus tard, il partit à Paris pour etudier au Conservatoire. Un de ses plus celèbres maîtres fut Gabriel Faure. Il se liera d’amitie avec, entre autres, Maurice Ravel, Claude Debussy et Georges Enesco. En 1915, il s’etablit à Rome où il enseigna le piano (il fut un professeur très recherche). Il fonda en 1917, avec quelques-uns des ses contemporains (dont Ottorino Respighi et Gian Francesco Malipiero) la "Società Italiana di Musica Moderna" (SIMM), qui avait pour but de promouvoir la musique moderne, aussi bien italienne qu’etrangère. Deux ans plus tard, cette societe fut dissoute ; en 1923, toujours avec Gian Francesco Malipiero mais cette fois-ci avec Mario Labroca, il fonda la "Corporazione Delle Nuove Musiche" (CDNM), qui avait pour but à present de "promouvoir les expressions et recherches les plus recentes dans l’art musical contemporain" (cette corporation introduisit, parmi nombres d’oeuvres, le melodrame "Pierro Lunaire" op.21 d’Arnold Schönberg). Alfredo Casella fonda enfin un festival (en 1939), les "Settimane Musicali Senesi". A souligner egalement qu’il occupa les fonctions de chef d’orchestre, journaliste, ou editeur de musique. Il s’eteignit à Rome en 1947. On retiendra, parmi son oeuvre assez consistante, quelques pièces pour piano (presentees sur ce compact-disc), de la musique de chambre, de la musique concertante (dont le triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre op.56, en reference à un très grand concerto pour la même formation), des pièces pour orchestre (dont la celèbre pièce "Paganiniana"), trois symphonies, quelques melodies une poignee d’oeuvres lyriques (dont l’opera de chambre "La favola d’Orfeo").
Sandro Ivo Bartoli, un des meilleurs interprètes de la musique pour piano italienne du vingtième siècle, signe ici un enregistrement attrayant, qui permet de decouvrir les differents styles de ce "virage musical" aborde par le pionnier en la matière que fut Alfredo Casella. Sandro Ivo Bartoli donne une vision sarcastique, acerbe, plutôt que noire et pessimiste de ces pièces. La "Toccata" est un petit bijou ; le pianiste met au service de cette pièce virtuose tout son talent pour ravir l’auditeur. Le "poème" ’A Notte Alta" est une meditation mettant en scène un homme et une femme se rencontrant la nuit, dans un jardin. Le climat mysterieux de la pièce evoque à Sandro Ivo Bartoli une vision quasi-erotique ; c’est très sensuel (un peu trop ), très lent, très langoureux. Pourquoi pas, après tout, c’est dans l’esprit voulu par le compositeur. Les "onze pièces enfantines" sont humoristiques à souhait, et le pianiste s’en donne à coeur joie ("Preludio", "Bolero", "Minuetto" & "Galop Final", sont irresistibles). Les "Deux Ricercare sur le nom B.A.C.H" appartiennent à la periode "neo-classique" du compositeur ; le pianiste est plus inspire dans le deuxième, "Ostinato", où il peut laisser courir ses doigts avec une jolie velocite. Le quatre "Pages de guerre" pout piano à 4 mains furent composees au debut de la première guerre mondiale, après qu’Alfredo Casella eut visionne des images filmees de guerre. Ces pièces, notamment la seconde "Devant les ruines de la Cathedrale de Reims" et la quatrième "La Croix de bois" sont très noires, mais les interprètes (Sandro Ivo Bartoli est seconde ic par Marcello Guerrini) en donnent une lecture en demie-teinte, plutôt que sombre. La pincee de sarcasme est bien mise en valeur, une fois de plus.
La prise de son est quant à elle juste passable, elle est trop sèche, et une fois n’est pas coutume, plus de reverbation n’aurait certainement pas nuit à ces belles gravures. Il s’agit là le seul point "noir" de ce compact-disc.
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Prokofiev : Symphonie n° 5 op. 100 - Suite Scythe - LAmour des trois oranges (Suite)


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Prokofiev : Symphonie n° 5 op. 100 - Suite Scythe - LAmour des trois oranges (Suite) Reviews and Opinions



3 internautes sur 3 ont trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
deux inspirations, deux ecritures, deux prises de son aussi, 31 janvier 2009
Par MESNIER NATURE Nicolas "LE DISCOPHAGE" (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires(TOP 50 COMMENTATEURS)
  
(VRAI NOM)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Prokofiev : Symphonie n° 5 op. 100 - Suite Scythe - L’Amour des trois oranges (Suite) (CD)
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il vaut mieux acquerir cet indispensable de l’enregistrement discographique pour la Suite Scythe et celle de l’Amour des trois oranges que pour la symphonie 5 ; explication : alors que la luxuriance, l’exuberance, le foisonnement de l’ecriture de ces petites pièces sont tout à fait bien rendues par la hargne du chef d’orchestre et l’excellence du London symphony (enregistrement de 1957), le Minneapolis capte en 1959 paraît très sec, dans une lecture qui frôle le scolaire - c’est mon impression toute personnelle - voire l’ennui. Mais ne faisons pas trop la fine bouche devant cette musique grisante jouee par un des plus grands chefs du XXè siècle qui nous fera saigner les oreilles au bon moment. Prises de son differentes selon les morceaux, brillante dans les suites avec quelques saturations et aride dans la symphonie.
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1 internaute sur 1 a trouve ce commentaire utile :
4.0 etoiles sur 5
Des interpretations burinees, toujours aussi impressionnantes, 13 septembre 2006
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Prokofiev : Symphonie n° 5 op. 100 - Suite Scythe - L’Amour des trois oranges (Suite) (CD)
Antal Dorati grave une "Cinquième" à l’eau forte. Sa battue cursive ne menage aucun repos jusqu’à paraître inconfortable : le malaise est perceptible dès les premières mesures de l’Andante.
Cette direction motorique sied idealement au "marcato", même si d’autres interpretations (comme Walter Weller, Decca) sont alles plus loin dans l’hysterie conclusive.
Trop presse et pas assez concentre, l’Adagio ne diffuse pas la tension attendue. Et l’Allegro giocoso, pris cette fois dans un tempo trop retenu, manque terriblement d’animation à mon goût, le chef cultivant une approche curieusement serieuse et distanciee du finale.
A l’instar de sa "Scheherazade" avec le même orchestre de Minneapolis, on trouve ici assurement la marque d’une grande baguette mais cette lecture exsangue s’avère deroutante. Cette impression se trouvant renforcee par la sonorite mate et sèche de l’acoustique.
Dans la "Suite scythe" captee à Londres en 1957, la hargne qui propulse "l’invocation de Veles" connaît peu d’equivalent dans la discographie de l’oeuvre, voire dans les annales de la musique symphonique enregistree...
Mais le brasier s’epuise avec la "danse des esprits" qui semble presque timide par rapport à la folie qui precède.
L’episode nocturne ondoie de toute sa sinuosite perverse, sur le grognement de contrebasses que l’on sent prêtes à vrombir.
Le final est emporte avec beaucoup d’assurance mais le lever du soleil ne trouve pas la dimension allegorique qu’il revêt sous la conduite d’Ansermet. Malgre une indeniable efficacite dramatique, cette lecture virtuose ne plonge pas au plus profond des mystères de cet opus symboliste.
La Suite de "l’Amour des trois oranges" reste une reussite sans partage : le maestro hongrois sculpte un etonnant relief narratif et instrumental, tout en preservant la magie de cette partition feerique.
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Variations Goldberg / Oeuvres pour clavecin


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Variations Goldberg / Oeuvres pour clavecin Reviews and Opinions



5.0 etoiles sur 5
Goldberg for ever, 6 avril 2011
Par Nardis - Voir tous mes commentaires(TOP 500 COMMENTATEURS)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Variations Goldberg / Oeuvres pour clavecin (CD)
Franchement, je comprends mal les reticences de Melomaniac. Vous ne trouverez pas version plus dynamique, fievreuse et tourbillonnante que les Variations Goldberg de Scott Ross. Glenn Gould a ses merites, expressifs et digitaux, dûment mediatises, mais si l’on veut bien se cantonner à Bach, et seulement à Bach, sa verve, sa rythmique complexe, son sens inouï de la variation, de la danse et du chant, Scott Roos vous semblera, comme à moi, l’interprète ideal. Et je ne parle même pas de l’instrument, la question n’est pas là. Koroliov, au piano, donne une version plus que credible de ces variations - et dieu sait que le Clavier bien tempere n’a jamais trouve de clavecinistes à la hauteur. Mais ici, vous avez tout simplement l’interpretation ultime des Goldberg.
Les Frescolbadi surprennent par leur modernite capricieuse, brutale ou sensuelle, admirablement servies par un Scott Ross decidement au faite de son art.
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4.0 etoiles sur 5
Les ultimes disques de Scott Ross, l’enchanteur, 22 fevrier 2009
Par Melomaniac (France) - Voir tous mes commentaires(COMMENTATEUR N° 1)
  
Ce commentaire fait reference à cette edition : Variations Goldberg / Oeuvres pour clavecin (CD)
Jouees sur un instrument doux et riche en timbres delicats, ces "Goldberg" de janvier 1988 preservent une atmosphère intimiste, qui estompe la variete expressive de cette musique voire en suggère une perception monotone -ce que conforte le choix de tempi unitaires.
Comme depossedees de l’envie de convaincre, les pages extraverties escamotent leur theâtre sous une magie sonore qui demeure envoûtante même si elle manque d’impact narratif et semblerait globalement trop monocorde.
La calme resignation qui s’empare des Variations en sol mineur rend cette interpretation très attachante quoiqu’on puisse lui preferer l’autre version, plus expansive, que Scott Ross avait precedemment enregistree à l’Universite d’Ottawa en avril 1985 (reeditee chez Erato).
Le programme Frescobaldi que nous entendons sur le CD2 fut capte en mars 1989 quelques semaines avant sa mort.
L’univers fantasque et dissonant de ces Toccatas pimentees de « durezze » s’epanouit sur le nuancier d’un clavecin accorde au temperament mesotonique (huit tierces majeures pures).
La souveraine dexterite du virtuose americain soumet le capricieux langage des rythmes syncopes à une conception superieurement ordonnee, contrôlant l’elan des Corrente et Gagliarda, et maîtrisant aussi les volubiles emois des « affetti cantabili ».
Vision architecturale plutôt que lyrique
Peut-on se demander si l’irrecusable sensibilite de l’art discursif de Scott Ross ne cherche pas, derrière le mètre irregulier et les frottements harmoniques, la secrète intention d’une poesie versifiee
Le galbe elegant, presque couperinien, qu’il instille à "L’Aria di balletto" nous y autorise.
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